urée en 1968. La MJ comme nous l’appelions à cette époque devient le lieu de rencontre pour de nombreux jeunes. C’était le point de rendez des Minos des Clayes. Au lieu de traîner la rue, nous nous retrouvions dans l’une des salles mises à notre disposition. Les jeunes qui venaient à la MJ, s’y sentaient chez eux. Nous avions envie de prolonger ces moments de convivialité le plus longtemps possible. Point de rencontre pour discuter, jouer au ping-pong, aux échecs, aux dames ou aux cartes.Je me rappelle de ces parties de tarots avec Dalton, Nono, Nan Nan, la Puce. Je crois que dans ma vie de joueur de tarot, je n'ai jamais trouvé plus tricheur que lui. Je revois son sourire qui nous mettait en rogne avec la Bouce, et Jean François qui au bout de six mois n’avait toujours pas compris les règles et qui se faisait eng….. des qu’il posait une carte.
Nous regardions aussi la télé. Pour moi ma première télévision couleur, c’est à la MJ des Clayes que je l’ai regardé.
M
ais la MJ c’était aussi le bon plan pour écouter la zic gratose. En 68 nous
écoutions, les Creedence Clearwater, The Bee Gees, Sly And the Family Stone avec Dance to the music rappelez vous de ces blacks qui un an plus tard feront fureur à Woodstock avec une coupe à la Hendrix, The Beach Boys avec Friends, Led Zeppelin, The Who avec Magic Bus et pour moi le plus novateur celui qui donna à la guitare électrique moderne ses lettres de noblesse.
The Magic Hendrix
Nous étions accueilli par le père François le premier directeur avec qui nous avons eu des relations extraordinaires. Je pense que ce personnage était pour les jeunes dans la continuité de L’abbé Moreau et de Monsieur Boulard. Lorsque j’ai acheté le livre sur les Clayes de Madeleine Leveau-Fernandez, j’ai été très étonné de ne voir à aucun moment, apparaître le nom d’un de ces trois personnages. Ayant quitté les Clayes je me suis toujours demandé ce qu’il était devenu. Peut être que l’un d’entre vous pourra me le dire.
La MJ c’était aussi le point de rendez-vous de la drague (Dixit Didier Gargnier sans engagement de ma part). Nous amenions toutes les copines, qu’elles soient de Saint-Cyr, Fontenay, Plaisir ou Villepreux Personnellement c’est dans cette maison ou j’ai rencontré la première fois celle qui est devenue plus tard mon épouse. Par respect pour elle, je ne citerais pas les autres noms de ces copines, si un jour elles me lisent, elles se reconnaîtront (clin d’œil).
Nicole dans copainsdavant nous cite laisse tes mains sur mes hanches d’Adamo, combien de fois avons-nous laissé les nôtres sur cette musique, plutôt combien de fois sont elles restées sur ses hanches ?
Lorsque je vois ces photos je me dis : qu’avez-vous fait de ce que nous avons respecté pendant des années. Vous a-t-on donné les moyens de vous exprimer autres que sur les murs de cette MJ. Je ne peux les critiquer peut être ferais-je la même chose aujourd’hui ?

"Critiquer la jeunesse est bien le commencement du vieillissement’’