Pardon pour la
musique car elle n'est pas de notre époque (1980) mais elle allait tellement bien avec la rubrique.
Même si
les années 1968, libérèrent les adolescents, nous ne jouissons pas tous de la même liberté. Pour nous les garçons (et toc), si nous respectons
certaines règles édictées par notre père et indispensables à notre bonne éducation c'est-à-dire « mon fils ne fait surtout pas les mêmes bêtises
que j’ai pu faire lorsque j’étais jeune » leçon que j’ai retenu dès mes premières sorties, nous pouvons sans trop de soucis acquérir très vite une agréable indépendance. Pour vous les
filles, l'étau commence tout doucement à se desserrer. Pour maman une jupe ne doit pas être trop courte (Si vous saviez comment nous en avons souffert nous les hommes !!). Pour papa surtout
pas de maquillage. Combien de fois ai-je entendu les pères de certaines copines traiter leurs filles des noms d’oiseaux, par ce qu’elles avaient mis un peu de maquillage. Quand aux sorties pour
vous mesdemoiselles, elles étaient limitées. Les parents essayaient de freiner, cet enivrant désir d'émancipation. Mais le vent de liberté de 1968 finit par influencer les plus irréductibles. Les
frères ou les cousins se voient confier le rôle de chaperon. Ce qu’ils leurs donnent une certaine notoriété et une cote de popularité surtout si la frangine ou la cousine est canon !
Malheureusement comme dans la boum de Claude Pinoteau, nous avons tous connu notre Samantha, vous savez la soeur de Pénélope (Clin d'œil pour une certaine heu...).
Vous les filles, qui aviez en 68 le même âge que moi ce sont vos premières boums ou surprises-parties, pardon party à cette époque nous étions
très British. Boum à la MJ, boum dans les garages des copains en particulier chez Cibiche mon pote de Fontenay.
A cette ép
oque le Coca, le Fanta et le fameux Pschitt limonade citron ou orange étaient rois. Rappelez-vous l’ouverture de cette bouteille Pschittttttttt…’ Nous étions sérieux, nous ne buvions pas une
goutte d’alcool. Bon pour certains ce fut la première cuite (mais pas la dernière).J’ai bien dit pour certains, je ne vise personne mais je pense qu’ils se reconnaîtront. Ma chère maman si tu
avais vu ton fils.
Une boum coté garçons se déroulait en deux temps.
Premier temps, nous devions trouver le local. Difficile car les parents ne supportaient pas nos crincrins. Pourtant nos aînés début 60 avaient
ouvert la brèche avec leur électrophone de cette époque Yéyé. Deuxième temps, Toute la semaine avant cette soirée, nous élaborions avec les copains la stratégie à adopter pour savoir qui
nous devions inviter à cette soirée. Le choix était difficile car il y avait les anciens couples, les futurs couples les filles qui se détestaient les mecs qui ne supportaient pas certaines
filles, les jaloux, les jalouses. Enfin nous faisions un vrai conseil de guerre. Puis nous invitions les copines et les copains en fonction des critères que nous avions
déterminés.
Pas de boum sans slow (coté garçons).
Le slow était cette sorte de colle qui réunissait tous les garçons et les filles de leur âge dans l'échange des sueurs parfumées du patchouli ou d’eau Diptyque. Un instant délicieux où deux êtres se serraient l’un contre l’autre Danse de l'amour, le slow te permettait de dévoiler ta flamme. Quel bonheur de danser avec la copine et quel frisson lorsqu’elle se décidait enfin à te prendre par le cou et non plus par la taille. Nous avions des tremblements durant ce corps à corps, tellement nous nous posions cette question « puis-je l’embrasser ». Nous profitions du rapprochement pour montrer combien était grand notre amour, tout en espérant de conclure au plus vite (aucun sentiment chez les mecs). Les filles découvraient leurs effets sur les garçons. Pour celles dont la maman avait oublié de préciser qu’une fleur ne naissait pas dans les choux, la rencontre avec le danseur leur enseignait que le chou avait une tige (pardon avec tout le respect que je vous dois, mais j'ai osé). Et puis venait le moment fatidique ou en une fraction de seconde il fallait prendre la bonne décision (grande respiration puis léger soufflement). Soit elle te permettait de dévoiler ton amour, soit tu te prenais la tôle qui te mettait la honte pour toute la soirée car un de tes potes allait prendre ta place au prochain slow et lui risquait de conclure. Je crois que pour certaines cette situation était devenu un jeu. Vous pouvez être contente, aujourd’hui les filles n’ont pas votre chance. Elles se fadent de la “techno dans des rêves parties”. Comme je le dis souvent, par mesure de justice et de salubrité, le gouvernement par décret, devrait remettre le slow au goût du jour et le rendre obligatoire dès le collège.
A suivre .......
Pas
de boum sans slow (coté filles).
J'attends
votre texte