Il commence à s’éloigner ce temps dont je veux vous parler, c’était notre jeunesse. Il ne s’agit pas à proprement parler de nostalgie mais plutôt de faire une reconnaissance de ceux qui faisaient parti, comme on dit, du paysage dont certains vous attendent un peu plus loin. Qui sont ces gens dont je vais vous parler ? Pour certains d’entre eux, personne ne leur prêtait une attention particulière à l’époque ils étaient prêtres, commerçants, employés de la ville. Ils étaient Monsieur ou Madame tout le monde. Et pourtant aujourd’hui, je constate que sans ces personnages de notre enfance et de notre adolescence nous n’aurions pas autant de souvenirs. Parfois, dans notre cruauté faite somme toute d’innocence d’enfants, nous nous moquions d’eux. Pour chacun j'essaierai d’évoquer un souvenir, une anecdote.
Rue Maurice Jouet
La boulangerie Dubosc (père) : cette boulangerie avait un avantage certain sur ses concurrents du fait de la proximité de la gare. Je me rappelle du père Dubosc avec ses grosses
bacchantes, son pantalon de boulanger et son Marcel vous toisant de la tête aux pieds des que vous passiez la porte de la boulangerie. Une vraie tête de mule et aimable comme une porte de prison.
Chaque jeudi avec mon copain Jean-Marc Billaudel, nous allions acheter deux pains de trois livres pour sa famille et des que nous passions la porte de la boulangerie il nous sortait avec sa
grosse voix ‘’Qu’est ce qu'ils veulent ces deux là’’ ce qui vous ne donnait pas une envie d’acheter. Mon grand-père maternelle qui était aussi
aimable que lui et qui comme lui était boulanger failli un jour lui mettre ses baguettes en pleine tête car elles n’étaient pas cuite à son goût.
La charcuterie Gallas : Pour moi je n’ai aucun souvenir de cette charcuterie sauf qu’elle se situait à coté de la boulangerie Dubosc et que madame Gallas était une personne un peu rondelette et que j’ai fait mes deux premières années de maternelles avec l’un des deux fils Gallas. Si vous avez un souvenir particulier sur ce commerce vous pouvez me le transmettre
Chez Mathieu: En attente
Boucherie
Rivière : Voir Bleu Blanc Rouge ou l'histoire d'un chien patriotique
Rue Jules Ferry
La boulangerie de Dubosc (fille). Tenue par Monique Dubosc, cette boulangerie nous la connaissons
tous puisqu’elle éta
it située avenue Jules Ferry en face de Briquet et Jules Ferry.
Beaucoup plus aimable que son père, elle me servait toujours avec amabilité. De cette boulangerie, j’ai des souvenirs de Roudoudous, carambars, malabars, caramels à 1 cts et les fameux mistrals
gagnants si magnifiquement chanté par Renaud. Pour ce qui n’ont plus souvenir, le mistral gagnant était une poudre légèrement sucrée insérée dans un sachet en papier dans lequel on insérait une
« paille » en réglisse destinée à aspirer le contenu. Vers la fin le réglisse a disparu et remplacé par un tube plastique. Bien entendu, certains sachets étaient gagnants et
permettaient d'en avoir un autre gratuitement.
Ce sachet n’est
aujourd’hui plus produit. Si j’ai mémoire, je crois que sur l’enveloppe il était marqué les noms des maisons qui les faisaient ‘’réglisserie de Lorette’’ et ‘’Mistral Gagnant’’, mais
je n’en suis pas complètement sur. Par ce sachet et il a fallu le trouver, je confirme que la mémoire fonctionne encore . Sur le même principe il y avait aussi
les chewing-gums emballés dans un papier sur lequel était écrit à l'intérieur "gagné" ou "perdu". Les
gagnants nous permettaient d'avoir aussi un autre chewing-gum gratuit.
N’oublions pas la boule de coco et les boites de coco boer contenant de la poudre d'anthésite. Celle-ci te laissait la langue toute jaune et un arrière goût anisé dans la bouche. Vous savez
ces boites, jaune verte mauve grosse ou petite. De cette boulangerie j’ai encore l’odeur du flan mais surtout le goût du Pudding. Il m’arrivait très souvent d’en acheter des la sortie de
l’école.
