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Bleu Blanc Rouge ou l'histoire d'un chien patriotique (N° 14 - Mise à jour le 04/03/2009)

Pardon pour Pete j'avais oublé de faire la levée.




Un chien très patriotique
.

 

Moi qui adore les chiens, j’ai presque honte de relater cette épisode. La famille Rivière, boucher de profession avenue Maurice Jouet avait un chien. Enfin une sorte de chien. Quatre pattes, une tête et une sorte de queue plutôt un petit boudin plat. C'était un bon chien, un vrai corniaud comme nous les aimons. Dans les années 60 il y avait à la télé une série américaine les Petites Canailles qui évoquait les aventures d’une bande de chérubins gaffeurs, farceurs et indisciplinés et qui avait un chien (Pete) qui ressemblait à notre chien. Bien entendu aucune ressemblance pour les enfants. Notre Pete nous l’avions donc pris en sympathie. Malheureusement pour cette bête des que nous avions une idée en tête avec mon copain Didier nous l’appliquions. Donc un jeudi comme nous n’avions pas d’école, nous avons décidé d’accrocher à la queue de ce chien des boites de conserves. Cette pauvre bête s’est trimbalée une partie de la matinée avec ses gamelles. Des que le chien passait devant la boucherie, la mère Rivière sortait de sa boutique et essayait de décrocher les boites mais comme le chien prenait peur celui-ci partait en courant et cette situation énervait encore plus la bouchère. Nous avons donc passé une partie de la matinée, planqué derrière les troènes du bistro de la gare à regarder cette scène. Comme nous avions bien rigolé ce jour là nous avons récidivé quelques semaines plus tard. Mais comme certaines personnes nous avaient repéré nous avons donc arrêté notre manége. Pendant nos vacances scolaires, nous revîmes ce brave chien. La mère Rivière voyant notre approche de nouveau sur son chien et qui avait du être mise au courant de nos turpitudes se mis sur la pas de sa porte et nous incendia en nous traitant de mots que je ne répéterais pas. Comme cette charmante personne nous avait injurié, nous avons donc décidé de faire de la résistance et de passer à l’action. C’était en juillet nous étions donc en congés scolaire et Marie Castrataro (je ne suis pas sur de l’écriture) me gardait ainsi que son neveu, mon fameux copain Didier. Comme nous ne pouvions nous venger sur la personne, comme des couillons nous avons passé notre animosité sur cette pauvre bête. Donc tous les deux à la première heure nous somme parti à la recherche de ce chien. Nous n’avons pas mis longtemps pour retrouver notre Pete. Nous l’avons emmené derrière notre haie de troènes et la nous lui avons dessiné sur la queue les couleurs nationales, bleu blanc rouge avec la peinture que j’avais emprunté à mon père (Si le père Creveau avait su que je lui avais piqué de la peinture, je vous dis pas la rouste le soir). Donc grâce à nous le chien de la bouchère devenait patriote et classé au rang national. Nous étions fiers de notre action. Malheureusement dans cette action nous avions oublié que derrière nous il y avait le bistro et que dans ce bistro il y avait le père Rivière. Sur le coup de onze heures la tante de Didier nous demanda d’aller chercher du pain à la boulangerie. Nous passâmes donc devant la boucherie, la mère Rivière nous regarda et disparu dans l’arrière boutique. Lorsque nous sommes repassés la bouchère était de nouveau dans sa boutique et nous fit un large sourire et la nous aurions du nous douter qu’il y avait un dilemme. Lorsque nous sommes passés devant la porte qui était sur le coté de la boucherie, le père Rivière et son fils se précipitèrent sur nous et nous badigeonnèrent de mou (poumon) ensanglanté. Nous en avions partout. Toutes les personnes qui étaient autour de la boucherie et qui nous connaissaient, étaient écroulées de rire. La honte pour nous. Lorsque nous sommes arrivés chez la tante de Didier, en bonne Italienne elle s'est mise à nous hurler des hauts mon Dieu et a manqué de nous faire une syncope. Des hauts mon Dieu je crois que personne ne m’en a autant dit que ma Marie.

Marie, pardon pour ce que tu as pu endurer par ces deux lascars. Surtout que dix jours plus tard je marchais sur une boite de conserve. Mon Pete s’était vengé car nous partions en vacance au bord de la mer et que je n’ai pu me baigner cette année là. Il y a toujours une morale.















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A
les larmes et les rires se mélangent en lisant l'histoire du père Rivière et de son pauvre chien! je me souvenais de l'épisode et de Marie invoquant Dieu (elle en a beaucoup ri quelques années plus tard) mais je n'en avais plus les tenants.Pour mémoire : CASTRATAROQuant au trou à casseroles sur lequel sont bâtis les immeubles de la Vigneraie, il me valu la seule rouste de ma vie. Nous étions en été et J'étais partie y faire du vélo, ou plutôt du tout terrain, avec une copine entre les rats et les détritus. Ne voyant pas l'heure passée je suis rentrée à la maison après le couvre-feu (19h15 l'heure sacro sainte du dîner) et m'attendaient devant le portail : papa, maman, l'oncle Albert et la tante Marcelle. Papa me prit sous son bras, me déculotta et me flanqua une tannée en plein rond point. Morte de honte sur l'instant, elle ne m'empêcha jamais de retourner faire mes cross au trou à casseroles!Quant à la sablière, perso j'allais laver mon short dans la cour du presbytère pour que maman ne se rende pas compte que j'avais bravé l'interdit. Mais j'oubliais que ma culotte Petit Bateau me trahissait conservant la couleur de ce sable orangé.Merci de m'avoir bien fait rire ne ce matin mi-bleu, mi-gris.
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